Le prix brut du kWh n'est pas le seul élément à considérer, car c'est le coût de production d'un kWh de chaleur qui compte vraiment. La PAC produit 3 à 4 kWh de chaleur pour 1 kWh d'électricité consommé. Avec un COP de 3 et un prix de l'électricité à 0,25 €/kWh, produire 1 kWh de chaleur revient à environ 0,08 €, contre environ 0,10 € pour une chaudière gaz à condensation. La PAC est donc très compétitive, même si le prix du kWh d'électricité est plus cher que celui du gaz.
QUE CHOISIR ENTRE UNE POMPE À CHALEUR ET UNE CHAUDIÈRE À CONDENSATION ?
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Commençons par rappeler un chiffre important : le chauffage représente à lui seul 66 % de la consommation d'énergie d'un logement (étude menée par l’ADEME). Cette part prépondérante des dépenses énergétiques met en lumière l’importance de bien choisir son système de chauffage pour réussir à la réduire autant que possible.
Deux équipements peuvent constituer d’excellentes solutions à cet effet, la pompe à chaleur et la chaudière gaz à condensation, mais chacun a des caractéristiques techniques, engendre des coûts et apporte des perspectives de long terme qui lui sont propres. Nous avons pris soin de comparer objectivement tous les critères essentiels à considérer pour vous aider à choisir le type d’appareil de chauffage qui vous correspond.
La pompe à chaleur reste éligible à MaPrimeRénov', alors que la chaudière gaz à condensation est exclue du dispositif depuis 2024 ;
Le coût d'installation d'une PAC est plus élevé, mais son mode de fonctionnement peut faire réaliser d’importantes économies à long terme grâce à son coefficient de performance ;
Le choix entre PAC et chaudière à condensation dépend du niveau d'isolation du logement, des possibilités budgétaires, et des objectifs poursuivis.
Comment fonctionnent la PAC et la chaudière à condensation ?
Fonctionnement de la PAC
La pompe à chaleur air/eau puise des calories dans l'air extérieur pour les transférer au circuit de chauffage de la maison. Ce mécanisme est rendu possible par un cycle thermodynamique qui s’effectue en quatre phases, que sont l’évaporation, la compression, la condensation, et la détente d’un fluide frigorigène.
Le principal atout de ce mode de fonctionnement est le rendement, car pour 1 kWh d'électricité consommé, une PAC air/eau produit en moyenne entre 3 et 4 kWh d’énergie de chauffage. Ce rapport entre énergie consommée et énergie produite s’appelle le coefficient de performance, ou COP. Plus ce dernier est élevé, plus la PAC est économe.
La pompe à chaleur air/eau fonctionne avec un plancher chauffant ou avec les radiateurs à eau déjà en place, à condition que ceux-ci soient compatibles avec les températures de départ plus basses qu’elle génère. Dans sa version combinée, ce type de PAC assure également la production d’eau chaude sanitaire.
Fonctionnement de la chaudière gaz à condensation
Le principe de fonctionnement de base de la chaudière à condensation est la combustion du gaz naturel. Sa particularité est qu’elle récupère la chaleur latente contenue dans les fumées de combustion, une énergie qui s’échappe sans être valorisée avec une chaudière classique. Via ce procédé, son rendement dépasse les 100 % sur PCI (Pouvoir Calorifique Inférieur), puisqu’il est généralement de 105 % à 109 %.
Compatible avec l'ensemble des installations de chauffage à eau chaude, elle peut être installée au sol ou sur un mur selon la configuration du logement. Sa pose est plus rapide que celle d’une PAC, et sa prise en main ne présente aucune difficulté pour les personnes qui sont déjà équipées d’une chaudière à gaz.
Comment mesurer l'efficacité énergétique de son logement ?
Critère | Pompe à chaleur air/eau | Chaudière gaz à condensation |
Coût d'installation | 8 000 € à 18 000 € | 3 000 € à 7 000 € |
Coût de fonctionnement | Maîtrisé (électricité + COP élevé) | Variable (lié au prix du gaz) |
MaPrimeRénov' |
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CEE |
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TVA à 5,5 % |
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Éco-PTZ |
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L’écart au niveau du prix d’installation est flagrant entre ces deux équipements, mais doit être mis en perspective. Avec les aides disponibles pour la pose d’une PAC, ainsi que les coûts de fonctionnement qui sont mieux maîtrisés à long terme, le retour sur investissement s’effectue progressivement, mais sûrement.
La chaudière à condensation, moins coûteuse à poser, ne bénéficie plus d'aucun soutien public depuis 2024, ce qui réduit son attractivité financière à moyen terme.
Le montant de MaPrimeRénov' pour une PAC air/eau varie selon le niveau de revenus du foyer et la zone géographique. Pour les ménages aux revenus modestes, cette aide peut couvrir une part importante du coût total. Pour en savoir plus sur les modalités du dispositif, un article dédié à l’actualité de MaPrimeRénov’ est à votre disposition.
Qu’est ce qui consomme le plus ?
L’évaluation de la consommation d’un système de chauffage doit intégrer l’ensemble des facteurs qui ont une influence sur ses performances, à savoir :
Le niveau d’isolation du logement ;
La superficie à chauffer ;
Le climat de la zone géographique ;
Les habitudes des occupants.
Si l’on s’en tient au plan technique, la comparaison s’effectue en se basant sur les prix de l’électricité et du gaz, et en pondérant ce dernier par le rendement de chaque équipement.
La PAC air/eau produit de l’électricité, et son COP moyen est compris entre 3 et 4. Si l’on se base sur le rendement bas, elle produit 3 kWh de chaleur pour 1 kWh d’électricité consommé. Aussi, avec un prix moyen de l’électricité qui était de 0,25 € en 2024, produire 1 kWh de chaleur revient à environ 0,08 €.
La chaudière à condensation consomme quant à elle du gaz naturel. Avec un rendement moyen de 107 %, elle produit 1,07 kWh de chaleur par kWh de gaz consommé. Au tarif indicatif du gaz naturel qui était de 0,11 € le kWh en 2024, le coût de production d'1 kWh de chaleur avoisine les 0,10 €.
Ces chiffres sont donnés à titre d'illustration, car les tarifs de l'énergie évoluent régulièrement, et l'écart peut se resserrer ou se creuser selon le contexte du marché. La PAC garde tout de même un avantage certain, puisque son rendement est indépendant du prix des combustibles fossiles, dont les fluctuations sont plus marquées que celles du tarif réglementé de l'électricité.
Pour savoir quelle solution est la plus adaptée à votre logement et à vos besoins, nos équipes d’Europe Énergie vous proposent d’effectuer un diagnostic complet et gratuit de votre maison et de votre système de chauffage.
PAC ou chaudière gaz : que choisir selon votre situation ?
Situation | Équipement conseillé | Justification |
Logement bien isolé (RT 2012 ou rénovation récente) | PAC air/eau | Ses performances sont optimales dans les bâtiments à faibles déperditions thermiques |
Logement ancien peu ou mal isolé | Chaudière à condensation (solution transitoire) | Moins exigeante sur le plan thermique, dans l'attente d'une rénovation globale |
Projet de rénovation globale | PAC air/eau | Exprime pleinement ses capacités quand elle est associé à des travaux d’isolation |
Remplacement d'urgence d'une chaudière | Chaudière à condensation | Installation plus rapide ; la PAC peut être envisagée lors d'une rénovation ultérieure |
Logement en zone à hivers rigoureux | PAC avec système d'appoint ou chaudière | Le COP d'une PAC air/eau peut baisser avec des températures inférieures à -15°C |
Propriétaire souhaitant maximiser les aides | PAC air/eau | Seule solution éligible à l'ensemble des dispositifs d'aide actuellement en vigueur |
Notre avis d'installateur : ce que nous observons sur le terrain
Les profils que nous rencontrons dans notre activité quotidienne, ainsi que les projets que nous abordons, sont particulièrement variés. D’un côté, des propriétaires de maisons construites après 2000, ou qui ont déjà bénéficié d'une rénovation thermique, pour qui la PAC air/eau est la solution qui s’impose logiquement. Les conditions sont en effet réunies pour garantir un COP élevé, et l’impact sur la facture de chauffage est des plus positifs.
De l'autre, des propriétaires de maisons anciennes, souvent énergivores, qui envisagent un remplacement de chaudière sans travaux d'isolation préalables. Équiper un logement passoire d'une PAC n’a pas d’intérêt, car l’équipement ne peut pas exprimer son plein potentiel. La chaudière à condensation peut alors jouer un rôle transitoire, dans l’attente qu’un projet de rénovation global soit mis en œuvre.
La question financière est elle aussi au cœur de nos échanges avec nos clients. Beaucoup ne savent pas que la chaudière à condensation n'est plus éligible à aucune aide publique depuis 2024. Cette information vient souvent changer la donne, puisque le coût d’acquisition élevé de la PAC paraît moins punitif une fois les aides déduites.
Un dernier élément qui mérite d’être souligné est relatif au confort thermique. La PAC diffuse une chaleur douce et homogène dans le logement, tandis que la chaudière à condensation, avec ses radiateurs traditionnels, produit une chaleur plus directe. Cette différence de ressenti peut compter autant que les facteurs budgétaires dans la satisfaction des occupants.
FAQ
Oui, on parle alors d'un système hybride, qui associe une PAC air/eau et une chaudière gaz au sein d'un même circuit de chauffage. La PAC assure la base de la production de chaleur, et la chaudière prend le relais lors des périodes de grand froid, ou lorsque la consommation est élevée. Cette solution peut s'avérer pertinente dans les logements mal isolés ou dans les régions aux hivers rigoureux.
Rénover l'isolation n'est pas obligatoire, mais cela conditionne fortement les performances de la PAC. Un logement mal isolé est victime d'importantes déperditions thermiques, ce qui force la PAC à fonctionner davantage pour que la température intérieure reste stable. Son rendement s'en trouve réduit, et les économies sont moindres. Il est donc fortement recommandé d'effectuer des travaux d'isolation avant, ou en parallèle de l'installation de la pompe à chaleur, pour pleinement bénéficier de ses avantages.
Non, pas nécessairement, car la PAC air/eau est compatible avec les radiateurs à eau, à condition que ces derniers puissent fonctionner à basse température, c'est-à-dire entre 35 °C et 45 °C, contre 70 °C à 80 °C pour une chaudière classique. Des radiateurs anciens ou qui ne sont pas compatibles peuvent ainsi nécessiter un remplacement, ou un réglage complémentaire pour intégrer une plage d'émission supplémentaire.
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